Quand la Chine t'offre 72h d'escale... (2018)

Jour 1 - Bye Bye KK !

Je quitte Bornéo pour la première fois depuis 13 mois direction… Ma douce France ! Mais avant ça, direction Pekin ! Un rêve de gosse, fouler la Grande Muraille de Chine ! Allez grimpe, je t’emmène !

 

 

Après deux vols et une escale à Kuala Lumpur, j’atterris enfin dans la capitale chinoise près de 12h plus tard. L’avion est rempli de chinois qui parlent fort et se bousculent… Ça promet. On m'avait prévenu mais je m’en rends compte tout de suite : les chinois ne comprennent RIEN à l’anglais ! J’ai du mal à me faire comprendre et ça n’est qu’à 2h du matin que mon taxi démarre direction l’adresse donnée par ma couchsurfeuse.

 

Couchsurfing en Chine

On y arrive à près de 3h, elle est soit très fatiguée soit pas aimable du tout. Bref elle me lâche 2 couvertures et un oreiller sur la moquette de sa chambre en me disant “c’est pour faire ton lit”... Bon... Ayant décidé de partir explorer dès le lendemain, je lui demande de me donne rapidement les directions pour la grande muraille de Chine. Je m’assoie à côté d’elle sur son lit. Malheur, j’ai cru qu’elle allait faire une syncope ! Elle me demande de me lever et glisse un coussin sur mes fesses… J’hésite entre rire et pleurer ! Bref, on se met au lit (au sol pour moi) pour une courte nuit.

 

Jour 2 - En route vers Gubeikou

8h : Je pars de l’appart avec un petit sac, direction le métro. Je suis étonnée de voir une chine propre, ordonnée, silencieuse… Même les scooters semblent rouler à l’électricité ! On est bien loin de l’imagine brouillon que je me faisais de Pékin.

 

4 métros et 27 personnes arrêtées pour demander mon chemin (en vain puisque personne ne parle anglais) j’arrive enfin à la station de bus. Je grimpe dans le 190 pour la modique somme de 15 yuan. Et je sombre… Jusqu’à ce que j’entende quelqu'un me crier “ching ching chong” en me faisant le geste de descendre. Surprise, j’agrippe mon sac et sors précipitamment. Je n’aurais pas dû, nous ne sommes pas arrivés. Je suis donc obligée de filer 10 yuan à ce faux chauffeur de taxi pour qu’il m’emmène à 5min de la. Je grimpe dans le bus 25 pour 13 yuan et c’est parti pour 1h30 de route entre grosses villes, autoroute et campagne. J’ai l’impression que nous prenons de l’altitude. Le paysage devient plus vert et vallonné. Je guette la muraille, mais rien...

Finalement, le chauffeur me fait le geste de descendre, au milieu de nul part. Toujours pas de muraille. Je marche sans savoir où aller... 30min... 1h... Je suis en pleine campagne et il n'y a pas âme qui vive. Après 1h30 de marche je l’aperçois enfin. Incroyable ! Je grimpe et la voie enfin s’étendre devant moi (25 yuan de droit d’entrée). Submergée par l’émotion, je lâche une petite larme. Je crapahute vers l’ouest pendant plus d’une heure. Pas besoin d’attendre le coucher du soleil car le ciel est couvert. Je redescends et m’arrête au restaurant (le seul que j’ai croisé) pour un plat de nouilles et une chambre. Je discute avec le gérant autour d’une bière (oui oui il baragouine l'anglais !) puis sombre vers 19h…

Jour 3 - En route vers Jinshanling

5h du mat mon réveil sonne. C’est parti ! J’ai décidé de rejoindre la section de Jinshanling depuis Gubeikou ou j’ai passé la nuit. C’est paraît-il la partie la moins touristique de la muraille à proximité de Pekin. 11 km, j’ai apparemment 4-5h de marche devant moi.

 

J’englouti finalement les 11km en 3h : 1h de marche sur la section de Gubeikou (assez détruite), 1h de marche dans la campagne en faisant un gros détour car le mur est en ruine, 1h de marche sur la section de Jinshanling (extrêmement bien conservée / rénovée). Le trek n’est pas facile, avec beaucoup de descente et montée pentue puisque nous sommes en basse montagne, des collines à perte de vue. J’ai parfois le vertige, d’autant qu’un épais brouillard s’est installé, m’empêchant de profiter de la vue. Mais ça donne un côté mystique pas désagréable. Je croise plus d'écureuils que d’humains : 6. Il n’y a personne, j’ai la Grande Muraille de Chine pour moi toute seule !!!

Retour vers Pekin, et en stop svp !

Je quitte la Muraille à Jinshanling épuisée. J'aurais pu continuer a marcher sur des kilometres, mais je n’ai rien mangé depuis la veille à 16h et il me faut rentrer a Pekin. Jinshanling est tout ce que je n’aime pas. Des lors que je descends du mur je me retrouve nez à nez avec des caméras, speakers qui diffusent des chansons chinoises, petites stands de bouffe, magasins de souvenirs en construction, et même un immense hôtel de luxe… Quelle horreur ! D’ici quelques années l’endroit sera bondé. Je fuis en direction d’une station de bus, et je marche… 2h de plus... En vain car elle est introuvable. Les gens que je croise ne comprennent rien a l'anglais et je ne parle toujours pas chinois. Finalement je decide de faire ce que je sais faire de mieux, du stop. Deux voitures plus tard (j’ai communiqué avec mes hôtes par Google traduction, une grande premiere), me voici dans la banlieue de Pekin à un arrêt de bus.

 

 

Je me retrouve sur la place Tien An Men, sous la flotte. Je fais face à la cité interdite et me promet de lire à ce sujet lorsque j’en aurais la possibilité car je ne connais rien à l’histoire de la Chine. Je sais juste que ce type représenté sur un tableau de plus de 30 mètres de haut est Mao Ze Tong.

Dernière soiree en Chine

Je devais rejoindre Zhouyi, mais cette dernière est trop occupée au boulot et me donne rdv 22h chez elle… Je ne comprends décidément pas pourquoi elle fait du Couchsurfing alors qu’elle n’en a définitivement pas l’état d’esprit.

 

Ayant du temps a tuer, je marche pres d'une heure vers le quartier anime de Pekin. J'y repere deux jeunes qui n'ont pas l'air de se connaitre et m'invite a leur table. Roberto est Italien et fait un doctorat en Chine, Landres est diplomate du Sierra Léon ayant grandi aux Usa. Ils sont très sympas et nous passons un bon moment à discuter tout en mangeant et buvant.Je retrouve mon hote a 23h, pas plus aimable que d'habitude et mon lit au sol.

 

Jour 4 - Bye Bye la Chine, je reviendrai !

C’est le grand jour !! Dans le métro en direction de l’aéroport (25 yuan, le métro pékinois n’a plus de secrets pour moi) je fais un bilan de mon séjour : génial. Les locaux sont super gentils, aidants et montrent de l'intéret malgré la barrière de la langue. Rien à voir avec l’idée que je me faisais d’eux lorsqu’ils viennent à Paris ou à Bornéo. Le seul bémol aura été mon hôte, mais tout le reste à été parfait.

 

 

 

Je reviendrai explorer davantage de cet immense pays, c'est une certitude !

Pour info :

- Le Visa de transit gratuit pour les français est maintenant de 144 h (soit 6 jours) dans certaines villes telles que Pékin et Shanghai

- Si tu fais du Couchsurfing (ou autre moyen de dormir qu'a l'hôtel), n'oublie pas d'aller te déclarer à la police dans les 24h suivant ton arrivée. Je ne l'ai pas fait et ai évité de justesse une belle amende au moment de quitter le pays !


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